Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 09:23

C'est pas que j'en ai marre de vous écrire. Au contraire. Mais..; je change un peu de direction. PPM00 m'aura bien aiguillée sur ce coup :p

 

Je causerai peu de justicialand désormais. Plus de Medicaland... En tout cas, c'est par ici la sortie !

 

http://Medicaland.over-blog.fr

Par Leitha
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 14:39

Je sais, je sais, je suis aussi filante qu'une anguille ces dernières semaines ! Pardon mais je résumerais ça en une phrase : Le premier décembre a eu lieu et je ne m'en suis toujours pas remise. Et vous l'écrire ici pour exorciser est impossible. Cet espace reste visible par un large public et on va dire qu'un Siggy qui y trainerait, ou ses fans, n'ont pas à lire ça... entre autres raisons.

 

Alors certains d'entre vous auront droit à un billet privé par mail d'office... Mais que ceux qui le veulent se signalent !

 

Ah et au passage : Bonne année, toussa toussa ! Et promis, je suis de nouveau bel et bbien là il faudra me supporter de nouveau ! Je vous narrerai mes aventures loin de chez moi sous peu !

Par Leitha
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 16:10

... Et si l'informatique arrêtait de me faire des farces pour mon retour parmi vous, je lui en serais reconnaissante. Euh... Y a encore quelqu'un, dites ? Bon, pour les survivants, je dépoussière un peu ici. Laissez-moi poser mes affaires, rallumer le feu, et installez-vous bien confortablement pendant que je vous narre mes dernières aventures. Ou du moins, une partie.

 

Devinez quoi ? Je vous écris du fond d'une cave humide, à la lueur d'une chandelle. Enfin, j'avoue, je brode pour la chandelle. Pas pour la cave. Voyez à quoi en sont réduites les vaillantes aventurières de nos jours ! Ceci dit, c'est une cave reconvertie en chambre-dépotoir, dans le plus pur style adolescent. Donc tout va bien, pourvu que j'évite les montagnes de cadavres de bouteilles Coca-Cola et les diverses chausse-trappes habilement placées sur le sol.

 

C'est fou, je tourne en rond et ne sais par où commencer mon récit ! Par le début, me direz-vous. Y a-t-il seulement un début ? Peut-être... peut-être ce jour où j'ai quitté mon appartement tôt le matin en imaginant pouvoir le retrouver le soir et non deux mois plus tard, si j'ai de la chance ? Ce n'est pas vraiment le début en fait, mais c'est une bonne accroche... Alors allons-y. Et tenez-vous, ça secoue !

 

Le matin, très tôt (pour moi en tout cas), je me prépare avec Mottate, mon précieux allié, ami et compagnon de quête multisupports depuis des mois, à me lancer dans une nouvelle aventure sur le thème Siggy. si j'avais su, en claquant la porte de chez moi, que j'allais quitter les lieux pour si longtemps, j'aurais lancé un dernier adieu à mes peluches, à mes montagnes de factures... et à ma hache Doudou qui me manque aujourd'hui cruellement !

Bref, à la suite d'une course mouvementée dans la ville, j'atterris dans le bureau de la contrôleuse judiciaire de Siggy qui tenait à me parler. c'est qu'il s'en était passé des choses ! Oh rassurez-vous, rien de grave : de nouvelles accusations portées contre son client (trois fois rien, le tournage d'une sex tape avec une mineure de 14 ans, des broutilles quoi !), de petites menaces envers moi, quelques légers débordements de violence... La routine quoi ! Non ? Non. Parce que Madame m'a gentiment mais fermement suggéré de voir ailleurs, hors de la région, si j'y étais, pour ma propre sécurité. Combien de temps ? Oh, jusqu'au 1er décembre, date du procès prévu pour Siggy pour ces dernières trouvailles.

 

Je tiens à signaler en passant que pour si bonne pâte que je sois, j'ai des limites. Être chassée de chez moi pour ma sauvegarde, ça les atteint clairement. Tout comme avoir eu, tant qu'à faire, un aperçu de la sex tape soi-disant made in Siggy.

 

Bref, j'ai pris appui sur Mottate, puis sur un autre ami pour tenir le choc et faire de maigres bagages en vue d'un exil pénible. C'est tout cela que je vous raconterai dans un nouvel article... plus tard !

Par Leitha
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 01:00

J'ai envie cette nuit de vous causer de deux sujets : psychiatrie et opinion publique. Il est tard cependant et je pense me contenter dans un premier temps de vous replonger dans les délices de Médicaland.

 

Mais attention, attention ! Un Médicaland bien moins riant que celui que je vous ai présenté il y a quelques mois : ce dernier était en quelque sorte la version idéale de ce que devrait toujours être une hospitalisation ou une consultation psychiatrique. Oh, j'en plaisantais avec un peu d'acidité mais je suis consciente que deux mois là-bas, s'ils ne m'ont pas guérie, m'ont donné l'assurance que je pouvais l'être avec du temps et de la confiance.

 

En revanche, le Médialand que je fréquente trop souvent depuis quinze ans, le "vrai", celui qui n'a comme moyens que les deniers publics, ou celui qui s'exerce dans des cabinets coûteux de Paris, est nettement plus effrayant. Je vous ai déjà narré mes déboires chez un psychiatres qui entendait me faire exorciser. Si vous aviez trouvé ce gus dangereux, je l'estime sans doute moins tel que certains de ses collègues qui prennent à peine le temps de dire "bonjour-comment-allez-vous-au-revoir" avant d'empocher le chèque de la consultation, ou pire, que ceux qui cherchent à imposer au patient ce que je nommerais un raisonnement sans issue. "vous-êtes malade, je vais vous faire hospitaliser avec votre accord. Ceci dit, si je n'obtiens pas votre accord, je ferai en sorte de contourner ça en vous internant d'office". De quoi briser net une confiance, si tant est qu'elle ait pu êter initiée auparavant.

 

Alors, ces deux extrêmes, des raretés ? Non, non, j'en ai croisé pas mal, dans le genre.Et pour ce qui est des causes de cela, j'en vois deux hypothétiques :

 

La première est l'incroyable facilité de l'homme muni d'un certain savoir à s'estimer comme sachant tout mieux que les autres. Face en plus à une personne vulnérable et fragile, comment ne pas succomber à la tentation d'estimer qu'on a raison et qu'imposer cette raison est la meilleure chose à faire ?

 

La seconde est le manque de moyens efficaces de soigner un patient, tant matériels que théoriques. A partir de là, se donner le temps de chercher dans un service py ou bien décliner au contraire cette responsabilité peuvent paraître des options sensées.

 

Seulement, toucher à l'âme d'un être humain, à ses mécanismes de pensée, à ses sentiments, à ses émotions, à ses valeurs peut-être, c'est délicat. Et mieux vaudrait avancer avec d'infinies précautions. Hein, quoi ? On me dit dans l'oreillette que dans l'urgence, ces précautions sont difficiles à mettre en place ? Certes, mais tolèrerait-on d'un chirurgien des urgences qu'il ne se lave pas les mains, pose le corps à ouvrir sur la moquette du salon et finisse son sandwich au-dessus de la plaie dans laquelle il insére un scalpel recouvert de moutarde ?

 

La psychologie est un domaine qui est censé être l'apaisement du mal-être. Naïvement, je ne pense pas que deux semaines allongée sur un lit dans une chambre blanche, gavée de médicaments qui m'empêchaient de penser mais n'atténuaient pas mes angoisses, à recevoir 3 minutes par jour une psychiatre pressée de finir sa tournée des patients et se moquait visiblement de mon état psychique ou physique, ait apporté quoique ce soit de positif à ma vie, sauf à considérer que le goût d'un bras d'infirmier cru puisse se recréer synthétiquement ?

Je doute aussi de l'intérêt des  deux autres mois dans une clinique moins bonne que la dernière où je suiis allée, dans des conditions similaire mis à part le confort de la chambre et la possibilité de regarder la télé et des dvix... Ah si, je suis mauvaise langue, j'en ai tiré une grande science du rami !

 

Et là, je vous donne un aperçu léger, qui ne tient pas compte des nombreux phénomènes croisés durant ces séjours, du hurleur professionnel à l'apprenti assassin. Je vous ai aussi épargné les infirmières qui prenaient plus de temps en pause café dans leur office qu'auprès du pauvre malade en pleine attaque de panique.

 

Bon, tout ceci est bel et bon, mais après... que fait-on ? Je peux passer des heures à critiquer ce qui existe et je ne vais d'ailleurs pas me priver de le faire, plus longuement et sous une autre forme, mais il serait pas mal de chercher à voir comment améliorer ce qui, de base, pourrait être utile si on s'en servait correctement ?

 

Euh ceci dit, mon lit commence à me faire du pied...

 

Par Leitha
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 04:46

 Comme dirait Mottate, que choisir entre la vengeance et la droiture contre vents et marées ? Il est rare que ce choix me paraisse si peu évident à faire qu'aujourd'hui. C'est que je suis d'une nature plus que conciliante et qu'en plus, les coups de hache partout, ça tache. Alors pourquoi tant de haine, d'un coup ?

 

Imaginez que vous ayez attendu quatre longues années pour réunir courage et force pour vous rendre sur une tombe d'un être tendrement aimé. Enfin, n'exagérons pas, vous y seriez bien allée plus tôt, sauf que le quidam qui avait promis de vous y emmener avait renoncé après moult tergiversations à l'expédition, par lâcheté avouée. Bon prince, le gus vous avait fourni tout de même le lieu d'inhumation, histoire de pouvoir un minimum vous débrouiller. Sauf que voilà, courage et force dans la poche, apprêtée comme une vraie dame ( Enfin, il faut le dire très vite... BBK, c'est décidé, tu me donneras des cours de marche sur talons !) et accompagnée d'un preux chevalier (Monseigneur, Mottate vous fait concurrence !), vous vous mettez en route... pour découvrir à l'arrivée que le cimetière indiqué n'est pas le bon. Comme vous vous doutez que dans son état, votre

bien-aimé Fred ne s'en est pas allé en pique-nique avec sa pierre tombale sus le dos, vous comprenez la vérité...

Le charmant homme qui vous avait donné l'adresse jadis ne s'était pas trompé, puisqu'il s'était rendu à l'époque à l'enterrement. Non, il vous a délibérément induite en erreur et ce n'est pas vraiment la première de ses farces.

 

Si je me fie à mon émotion, qui a une fâcheuse tendance à diriger mes pas, je prends le premier instrument de torture qui me vient sous la main et je fonce au domicile de l'impudent qui osa me blesser si cruellement.

 

Si je me pose plus de deux minutes et demi, la raison se fait timidement entendre. Elle me rappelle qu'avant de haïr, il faut comprendre. Quoi, je serais capable de pardonner à un violeur, à un fou, mais pas à un type qui fait preuve de lâcheté ordinaire ? Ce n'est pas ainsi que je gagnerai mon auréole !

 

Après tout, pourquoi est-ce que j'en veux tant à mon indélicat ? D'une part parce qu'il me prive de retrouvailles ardemment désirées, nécessaires autant qu'indispensables. D'autre part parce que cet homme savait que ce qu'il faisait en jouant à ça était une grande trahison vis-à-vis de moi. Il me connaissait assez pour savoir le besoin que j'avais de faire ce pèlerinage.

 

Pour le premier point, Raison, fort aimablement, me suggère qu'avant le découpage en rondelles, il y a d'autres pistes à explorer pour retrouver mon Fred qui, globalement, a peu de chances de déménager quinze fois avant que je ne remette la main dessus. En plus, je sais désormais qu'un beau chevalier m'accompagnera pour de vrai dans mon périple, si rude soit-il.

 

Pour le reste... une trahison de plus ou de moins, venant d'un homme qui a réussi en trois ans de temps à établir le record dans le domaine...Franchement, est-il bien prudent de sortir de mon mépris viscéral pour lui pour verser dans des sentiments plus violents dont il ne mérite pas l'aumône ?

 

Oui, dit le cœur, tant le crime est grand. Non, rétorque la tête, puisque le temps que tu passeras à grogner ne sera pas employé à atteindre le but final, à savoir retrouver la tombe tant convoitée.

 

Et puis, si l'on y songe bien... et si celui à qui j'en veux estimait avoir fait ça pour de bonnes raisons ? Il y a quantité de façons de se tromper sur la façon de faire du bien à quelqu'un...

 

Alors, vengeance ou droiture ? Je n'ai jamais prétendu être une sainte. Mais si vraiment je ne peux me départir de ma rage, je veux la mettre au service de la quête à mener. Parce que comme toujours avec moi, le pire côtoie le meilleur. Le pire, c'est cette épreuve supplémentaire. Le meilleur ? Un drôle de dandy éthéré qui aurait pu cent fois me lâcher la main vendredi : non seulement ne l'a pas fait mais en plus il propose de rempiler pour une nouvelle aventure... je suis incapable pour l'heure de ne voir que ce bon côté mais... Aucune vengeance n'apaisera ma crainte de ne pas être au rendez-vous. En revanche, si j'accepte la main tendue de cet ami, j'ai une vraie chance de parvenir enfin à mes fins... sans compter que ledit ami, il mérite que je fasse bon usage de ce présent qu'il m'offre.

 

Alors voilà, Mottate, j'ai la réponse à ta question : Plus que la droiture absolue, c'est celle que je te dois, comme celle que je dois à tous ceux qui me font avancer, que je choisis. Ça coûte toujours beaucoup de ranger les armes, mais je préfère sur ce coup encore les troquer contre une paire de chaussures sans talons et une bouteille d'eau fraiche.

 

Mais je ne te garantis en rien de te tenir ce discours lors de notre prochaine équipée.

Par Leitha - Publié dans : philo de comptoir
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