Medicaland

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 21:53

Ce matin, je me suis réveillée de bonne heure pour donner à manger à des oies. Ou était-ce parce que j'avais diormi aussi bien qu'un lapin épuisé, traqué par une meute de vilains chasseurs ? L'un dans l'autre, je préférais apprivoiser des cancaneuses naurelles avec deux camarades du château plutôt que de pleurer sur la connerie de certains autres gentils fous.... euh pardon, patients.

J'aimerais vous dire cent choses. Mais la vérité m'oblige à dire que j'en ai assez de rire trop fort pour masquer les larmes silencieuses. Que deviennent celles-ci lorsqu'elles sèchent, demande un ami ? Elles s'évaporent, je crois, pour devenir le printemps, comme dirait une héroïne de dessin animé. Pour moi, elles restent bloquées dans la gorge, là où ça fait bien mal. Il y a en moi beaucoupde découragement ces derniers temps. Pourquoi ? Parce que j'arrive à un carrefour, parce que je sais trois choses importantes et qu'aucune, sinon ce serait moins drôle, n'est à repousser aux calendes grecques.

D'abord, j'épargnerai à mon amie Athie le décompte inutile, dans vingt jours, je suis censée avoir 25 ans. Et cet anniversaire va pour moi évoquer de salees, très sales moments. Bien sûr, il y aura une personne à mes côtés ce jour-là et je remercie cent mille fois celui qui se reconnaîtra.

Il devrait y avoir quelqu'un d'autre aussi mais... mais je n'en suis pas certaine. Mon cher et tendre, s'il m'est cher, n'est guère tendre et je crains trop de sortir de mon palace, de renoncer aux joies du tarot et des repas avec pains volants, pour me battre contre lui. J'ai fait une promesse un jour : tout faire pour que ce couple puisse tenir contre vents et marées. Mais je ne veux plus lutter tous les jours pour quémander un sourire ou un regard. Aimer l'autre n'est pas tout, il faut  savoir le montrer un peu mieux qu'avec des noms d'oiseaux... j'ai besoin de lui. L'année dernière, c'est Siggy que j'ai eu à la place. Bof, si je vous dis que ce jour-là je n'y ai rien perdu, vous comprendrez ?
J'ai donc un choix à faire en sortant de la clinique : donner une centième chance à un homme qui m'aime et est incapable de le manifester plus de deux jours d'affilée... ou non.

Le reste, je vous en causerai demain, ça va être l'heure de la tisane !

Par Leitha - Publié dans : Medicaland
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 21:36
Allons bon ! On est passé de l'ambience "joyeuses colonies de vacaaaaances" à une atmosphère digne d'un mauvais feuilleton policier ou d'espionage, plutôt. Pendant que certains fument dans le salon leurs cigarres tout en sirotant une verveine-coca (variante actuelle du whisky coca), il se trame d'étranges choses dans la salle de billard. Rendez-vous compte : des russes complotent ! Oui oui, des russes ! Ils ont étalé une grande feuille sur le billard et parlent à voix basse tout en guettant la sortie. Prudents que nous sommes, nous observons de loin cet étrange phénomène, avec les autres patients : s'agirait-il d'un trafic de diamants ?

Entretemps, des clans se forment au sein de notre joyeuse compagnie : Elvis, dépité de n'avoir pas de smacks depuis un certain temps, tente de me persuader de lui en vendre. Lizzie, triste du départ de Rose, tente de se rapprocher de Marie. Mais Julie est jalouse et veurt se venger. Va-t-elle engager un agent étranger pour lui régler son compte ?

C'est dans cette délicieuse ambiance que débarque Truc, qui m'agace tant que je ne tiens même pas à lui trouver un nom fréquentable tant ce type me... dégoute. Et oui, je parlais de guerre froide pour les russes, mais aussi pour moi : je la déclare à cet ignoble individu. Insultant, grossier, vicieux, quand il ne ronfle pas dans un fauteuil, il crache ses poumons sur les autres, crie, égratigne... En fait, ce n'est pas réellement à lui que j'adresse ma colère, mais à cette excuse minable "c'est pas ma faute, c'est ma maladie", sortie à tout bout de champ pour tout justifier.

Superficialité de certaines, foutage de gueule des autres, tout y passe sous cet admirable prétexte. Et là je me pose une question : jusqu'où ça peut, jusqu'où ça doit aller ? Il est indéniable que la maladie nous pousse à avoir certains comportements inappropriés... larmes, coups de grogne... Ou mais ça, ça reste dans des limites acceptables. Aller pincer les fesses des filles, bof, ça me semble moins dicté par la déprime, personnellement. De même pour les 24000€ d'achats en vetements, sacs et bijoux pour se pavaner un soir avec son ex au restaurant. Non, je ne me suis pas trompée dans le chiffre, ni ne suis jalouse.

Bon, j'vous laisse, le colonel Moutarde m'attend !
Par Leitha - Publié dans : Medicaland
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 10:04
Et hop, un petit pain qui vole... encore ! Donnez-moi trente secondes, juste le temps de l'éviter, de m'éloigner de la bataille et Je vous parle de l'attraction phare des lieux, le repas. Dans une morne journée où ne surnagent que quelques activités type "oh qu'il esst mignon ce poulet en caoutchouc que vou peignez avec amour !", le repas, c'est important/ A tel point qu'hier, on a vu une patiente tenter de forcer la porte du restaurant, tant elle était en manque de nourriture ou d'action. Rassurez-vous, elle n'est pas morte de faim, il lui a juste allu attendre cinq minutes de plus avant d'être satisfaite. Je sais, c'est un drame mais allez savoir pourquoi, je ne compatis guère...

Le repas donc ! Servi par Nestor, Victor et Melchior, car ils ne sont pas de trop pour assurer le service, c'est un mixte entre gastronomie t Mc Do. Imaginez : gants blancs, costumes et.... insoutenable suspens autour des commandes d'assiettes de frites. Quad tout le monde y met du sien, ça peut se passer de manière épique. Nestor y perd de son flegme et craque au bout du 4534542ème changement de menu de dernière minute. Et voià, c'est la guerre.

Autrement, la nourriure est généralement à la hauteur du prix : la décoration des assiettes est aléatoire, allant de la minutie gastronomie au grand n'importe quoi.

Bon, je vous laisse, je vais aller taquiner Nestor et Melchior...

Par Leitha - Publié dans : Medicaland
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 10:16
Pardon si je ne donne plus de nouvelles ces derniers jours mais...

mais j'ai peur, j'ai mal et je suis au fond du gouffre. Je vous dirai un jour prochain pourquoi mais là... Je vous embrasse.
Par Leitha - Publié dans : Medicaland
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 10:25
 Je vous ai déjà parlé un peu d'Elvis, un rien décalé de la réalité. Au fond, c'est un gars bien, qui lutte contre sa maladie avec une constance admirable. Mais Elvis a deux obsessions : être viré du château et... les smacks. Ahhh les smacks et Elvis, c'est une grande histoire !

 

Il suffit qu'il y ait qui que ce soit de vaguement féminin à portée de vue de monsieur pour qu'il cherche à obtenir un smack, entendez par là un baiser tout sauf chaste. Ses méthodes de drague étant légèrement... inadéquates pour le moins, cela peut passer du plus haut comique au très agaçant, voire au gonflant. Je ne suis pas très charitable dans mon jugement, je sais bien, mais il y a des choses comme ça, qui vous font passer du rire à la lassitude extrême quand la scène se reproduit dix fois, vingt fois dans la journée.

 

Exemple-type :

 

Elvis : Si je te donne cinquante euros, Maria, tu me fais un smack ?


Maria : Quelle classe, vraiment ! On ne t'a jamais dit qu'on n'achetait pas les filles ?

 

Elvis : Non mmais c'est de l'humour de maquereau...

 

Maria : Super...

 

Elvis : Mais sinon, tu me ferais un smack contre cinquante euros ?

 

 

Par Leitha - Publié dans : Medicaland
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